Histoire de la Breakdance [2]
Du XV ème siècle, revenons au XX ème siècle. La musique noire a évolué ainsique sa façon de l’exprimer : la danse. C’est une continuité, tout simplement. Des artistes comme les Nicholas Brothers des Tap danseurs (danseurs de jazz), ou encore James Brown chanteur de soul (considéré comme l’artiste noir le plus connu du XX ème siècle) dansent avec des pas novateurs, qui sont une grande source d’inspiration pour les jeunes danseurs de New York. La danse hip hop s’amorce dans cette continuité.
La musique a évolué, elle continue dans des styles différents, La soûl, le disco, le funk.
C’est un mélange de culture, puisque les portoricains du bronx se retrouvent aux côtés des noirs du même quartier pour s’amuser sur les pistes de danses. C’est dans les années 70 que les danseurs modifient leur façon de danser en y ajoutant une touche acrobatique. C’est la naissance de la breakdance et donc le début d’un style de danse : la danse hip hop.
La danse hip hop tient ses racines de la capoeira, en effet le break vient de danseurs sud-américains basés à New York qui ajoutent la capoiera à leur danse. Mais la danse hip-hop est avant tout un mélange des cultures des blancs, noirs, jaunes. Les inspirations sont diverses et étonnantes, elles viennent de films ou de scènes du quotidien.
Les spécialistes de la danse hip hop s’expriment lors des soirées, sur des terrains, durant les breaks du morceau de James Brown "get on the good foot". C’est ainsi que Kool Herc qui est l’un des pionniers de la culture hip hop, leur donne le nom de « breakdancers ».
Pendant ces mêmes années, au Bronx se forment des soirées illégales ; les block parties. Ce sont des soirées encouragées par les autorités et la mairie de New York, qui cherchent ainsi à combattre la violence et les règlements de compte entre gangs de New York. Ces soirées vont développer la breakdance.
C’est au milieu des années 70 (en 1975) qu’Afrika Bambaataa crée la Zulu Nation. Cette Nation se veut ethnique et pacifique avec des lois morales contre la drogue, l’alcool, la violence et le racisme, qui font rage dans les ghettos New Yorkais..
La Zulu Nation forme ses danseurs, les zulu king, qui sont responsables de développer les principes de la zulu nation. Cette dernière rencontre un énorme succès auprès des jeunes du ghetto New Yorkais.
Les danseurs sont appelés B.Boys. Ce mot aurait plusieurs significations
( burningboy ou bronx Boys etc.…), mais d’après Kool Herc (qui est à l’origine de nombreux termes), B.Boys veut dire Break Boy. D’ailleurs lors des soirées Kool Herc chauffe toute la salle en scandant « B-boys are you ready ? B-girls are you ready ?». Les B.Boys sont ceux qui dansent au sol au moment où le Dj’ enchaîne deux disques identiques joués en même temps. Ce qu’on appelle un break beat.
A cette époque, c’est l’explosion du break dance avec les battles de légendes à New York où s’affrontent des références comme Crazy Legs, Pee Wee, Ken Swift, Flowmaster, Kuriaki : membres du Rock Steady Crew contre les membres des Dynamics rockers ou plus tard encore les New York City Breaker.
Dès la fin des années soixante, d’autres danses parallèles au hip hop (comprenez bien qu’elles ne sont pas hip hop ! Les originaux l’affirment !) comme l’electric boogie, danse originaire de la côte ouest des Etats Unis où elle est appelée Electric Boogalloo. L’Electric Boogalloo est connue en France sous le nom de smurf. Le smurf veut dire « schtroumpfs » ; Cette expression artistique fut appelée ainsi par les journalistes car les danseurs portaient des gants et un bonnet qui tombait comme les schtroumpfs. (Eh oui, j'ai appris ça j'était mdr...)
L’Electric Boogie est composée de styles différents comme le poppin’, ou encore le mime Marcel Marceau. Cette danse sera popularisée dans le monde entier par Michael Jackson sous le nom de moonwalk. Le moonwalk est une marche arrière, dont l’inventeur serait un automate (décoloré...) qui inspiré du mime Marceau s’est fait remarqué lors d’un show télé. Les danseurs ont repris ses gestes pour les adapter sur la musique.
Mais le moonwalk est un pas qui fut également utilisé par les jazz men. Des artistes ont réalisé ce pas. Notamment Sami Davils Junior (à peine âgé de 10 ans !) a réalisé le moonwalk dans une émission télé.
Le lockin’ (qui signifie fermer) est également une autre danse qui vient des danses de rue (street dance, un style également parallèle au hip hop). Cette danse est née d’une erreur. Don Campbell, l’inventeur de cette danse reproduisait les pas des danseurs qui participaient à la célèbre émission de la Motown : soul Train. Il essayait de reproduire le pas que tout le monde faisait mais il le déformait. Les gens se moquaient ainsi il répondait régulièrement à leurs rires en disant « je ferme », en réalisant ses pas. C’est ainsi qu’il donna naissance au lockin’. (Comme quoi le ridicule ne tue pas...Il innove...)
Suite dans le dernier opus...quand j'ai le temps...(J ai bobo aux doigts...lol)