Johnny Hallyday veut rester Français
La star du rock francophone a indiqué, lundi 22 Octobre à Paris, qu'il renonçait à demander la nationalité belge. "On m'a assez traîné dans la boue quand je me suis installé à Gstaad [en Suisse]", a déclaré Johnny Hallyday, devant des journalistes venus l'interviewer pour la sortie de son prochain disque le 12 Novembre 2007.
"Je me suis demandé ce qu'avait fait, après tout, mon père [de nationalité belge] pour moi. J'ai eu le temps de réfléchir... Je suis très bien comme je suis !", a-t-il ajouté, avant de préciser que "Nicolas Sarkozy est au courant".
La demande de Johnny Hallyday devait être examinée par les députés belges cet automne, après un retard dû au fait que le chanteur s’était entretemps établi en Suisse. Mais le président de la commission des naturalisations, le libéral flamand Guy Hove, avait souligné que les députés voulaient également examiner la" sincérité" des sentiments de Johnny Hallyday vis-à-vis de la Belgique. "Il y a des éléments, notamment fiscaux, qui ont été rapportés par la presse et que nous voulons vérifier", avait expliqué Guy Hove.
Certains médias en France avaient en effet avancé que le chanteur ne voulait devenir belge que pour pouvoir ensuite s'installer à Monaco, où la fiscalité est nettement plus légère qu'en France.
"Je viens de payer 5 millions d'euros d'impôts sur ma tournée. Qu'on arrête de dire que je ne paie pas d'impôts en France", a déclaré lundi le chanteur, qui se plaignait par le passé de subir une fiscalité trop lourde en France.
Sa femme Laeticia avait déjà indiqué en Mai dernier que le chanteur allait "certainement" revenir de son exil en Suisse pour s'installer à nouveau en France, en raison de l'élection à la présidence de Nicolas Sarkozy, qui a promis un "bouclier fiscal" plafonnant les impôts directs à 5O% des revenus.
Le couple Hallyday était allé s'établir en Suisse parce qu'il en avait "marre, comme beaucoup de Français, de payer ce qu'on nous impose comme impôts", avait expliqué le chanteur avant l'élection présidentielle.