Le mercenaire Bob Denard est décédé !
L'ancien mercenaire français Robert Denard, protagoniste pendant trente ans de plusieurs coups d'Etat en Afrique et dans l'archipel des Comores, est mort Samedi à l'âge de 78 ans.
Robert Denard, atteint de la maladie d'Alzheimer, résidait dans le village de Grayan-et-L'hopital en Gironde. Il venait d'être condamné, en Juillet, à 4 ans de prison, dont trois avec sursis pour un coup d'Etat, dans l'archipel des Comores en 1995.
Militaire de carrière jusqu'en 1952, Bob Denard avait expliqué dans un livre intitulé Corsaire de la République qu'il avait souvent agi en sous-main pour l'Etat français dans son métier de mercenaire.
Bob Denard intervient pour la première fois en 1975 aux Comores pour chasser Ahmed Abdallah du pouvoir. Trois ans plus tard, il le réinstalle au sommet de l'Etat en renversant son successeur, Ali Soilih. Il devient alors commandant en chef des forces armées comoriennes, et chef de la garde présidentielle de 1978 à 1989.
Surnommé le "chien de guerre", il est soupçonné d'être impliqué dans plusieurs affaires criminelles. Son bras droit, Jean-Paul Guerrier a notamment été accusé d'avoir assassiné Dulcie September, une proche de Nelson Mandela, représentante de l'ANC à Paris, en mars 1988.
Peu après l'assassinat d'Ahmed Abdallah, il se réfugie en Afrique du sud, et ne rentre en France qu'en 1993. Quelques mois plus tard, il est condamné à cinq ans de prison avec sursis pour le coup d'Etat manqué au Benin en Janvier 1977. Il était depuis 1991 sous le coup d'un mandat d'arrêt, le tribunal de Paris l'ayant déjà condamné, par défaut, à cinq ans de prison pour son rôle dans la tentative de putsch.
En Juin 2006, il avait été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour sa participation à ce coup d'Etat manqué. En Juillet 2007, il avait été condamné en appel à quatre ans de prison dont trois avec sursis.
Bon à savoir :
Né le 7 Avril 1929 à Bordeaux (Gironde), Bob Denard (dont le véritable nom est Gilbert Bourgeaud) est d'abord quartier-maître dans les commandos de la Marine nationale en Indochine et en Algérie jusqu'en 1952, date à laquelle il quitte l'armée et devient policier au Maroc.