Pas de mobile 3G pour Free
L'Arcep, Autorité française de régulation des télécoms, a rejeté, Mercredi 10 octobre, la candidature de Free Mobile, détenue à 100 % par la société Iliad, pour l'attribution de la quatrième licence 3G (UMTS).
En clair, pour se lancer sur le marché de la téléphonie mobile, le fournisseur d'accès à Internet demandait à verser le gros chèque de 620 millions d'euros requis pour l'acquisition d'une licence mobile en plusieurs fois.
"Dans les conditions financières actuellement définies par la loi de finances, la candidature de la société Free Mobile, telle que présentée dans son dossier de candidature du 30 Juillet 2007, ne respecte pas les critères de qualification et ne peut, par suite, qu'être rejetée", affirme l'autorité française de régulation des télécoms (Arcep) dans un communiqué. L'Arcep considère que "la capacité à payer la part fixe de la redevance" n'est pas négociable.
La réaction de Free n'a pas tardé. Dans une stratégie proche de celle de Leclerc dans la grande distribution, qui lui a permis de s'allier certaines associations de consommateurs, l'opérateur a immédiatement plaidé pour que "les pouvoirs publics mettent en oeuvre les conditions permettant l'émergence d'un quatrième opérateur mobile".
Les opérateurs mobiles français détenteurs d'une licence 3G, Orange, SFR et Bouygues Telecom, rappellent pour leur part leur attachement "à la stricte égalité de traitement entre le nouvel entrant et les opérateurs existants".
Chacun d'entre eux s'est acquitté de la somme de 619 millions d'euros, auxquels s'ajoute 1% du chiffre d'affaires généré par la 3G (ou UMTS), qui permet notamment un accès internet à haut débit depuis son mobile.
Si finalement le quatrième opérateur devait ne pas voir le jour, les trois autres se frotteraient les mains: ils avaient mis en garde sur les risques que ferait peser ce nouveau concurrent sur leur activité, et donc sur l'emploi. Free pourrait de son côté se tourner vers la création d'un MVNO, un opérateur virtuel, chez Orange, Bouygues Telecom ou SFR. Ou encore, racheter un des ces acteurs.