Problèmes avec les machines à voter
Les machines à voter électroniques ont provoqué dimanche grogne et retards fréquemment une heure ou plus d'attente dans plusieurs villes de France, certains élus ou électeurs criant à la "catastrophe" et réclamant l'abandon du système.
"Conformément à nos prévisions, le vote électronique est une catastrophe à Noisy-le-sec (Seine-Saint-Denis). Le PS, Les Verts et le PCF demandent son retrait" pour le deuxième tour, ont déclaré ces trois partis, alors que des protestations fusaient un peu partout à travers la France.
Ces élus ont noté des retards "de une à deux heures", affirmant que "de nombreux électeurs, découragés par des dysfonctionnements, n'ont pu voter ou ont renoncé à le faire."
Au total 1,5 million d'électeurs, sur 44,5 millions d'inscrits, peuvent ainsi exprimer leur voix dans 82 communes de plus de 3500 habitants toutes volontaires qui ont été autorisées à utiliser des machines à voter.
A Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, où des files d'attente d'une demi-heure à une heure étaient signalées dans plusieurs bureaux de vote. "Beaucoup de personnes âgées ne comprennent pas comment ça marche. C'est pas compliqué, mais ça déroute. Alors on annule, on recommence, les autres attendent", expliquait un électeur au bureau numéro 8 du Collège Henri Matisse. "Il n'y a qu'une seule machine et ça va beaucoup moins vite qu'avec les quatre ou cinq isoloirs qu'on avait avant". Une seule machine électronique aussi, et une file d'attente d'environ une heure également, au bureau 9 attenant. Même scénario au bureau 14 près du stade Alain Mimoun, expliquait un autre électeur : "Il y a au moins 40 minutes d'attente, et des gens repartent sans avoir voté".
A Reims, des retards étaient signalés à l'ouverture de certains bureaux, en raison d'un problème de branchement des installations. Ailleurs dans la ville, c'est l'utilisation de la machine qui a provoqué des retards.
L'urne électronique" comporte plusieurs boutons permettant de voter pour le candidat de son choix et un bouton "vote blanc". Le ministère de l'Intérieur souligne que les machines, toutes fabriquées à l'étranger, sont parfaitement fiables et qu'elles n'ont jamais connu de problème depuis leur lancement en 2003.